Plaute 254-184 av J.C.
Plaute est né à Sarsina en Ombrie en -254 Av. J-C. Fils d’une famille très modeste, il débute comme acteur dans une troupe de théâtre dont il en prend par la suite la direction. Il tombe rapidement en faillite. Ruiné, il va se mettre au service d’un meunier-boulanger. Pendant ce temps, il commence à écrire des pièces qu’il compose pendant ses heures de repos et qu’il vendra aux magistrats chargés des spectacles populaires. Grâce aux pièces qu'il écrit, sa situation financière s'améliore et Plaute peut désormais se consacrer à son travail.
On dit que plus de 130 pièces circulaient sous son nom à la fin du II° siècle, mais on ne peut lui en attribuer avec certitude que 21. Les comédies de Plaute sont le premier ensemble de grande dimension que nous ayons de la littérature latine. Il allie théâtre grec et théâtre latin. Ses pièces, telle La marmite ont eu une influence considérable sur des auteurs occidentaux comme Molière. Autrement dit, La marmite inspira L'avare de Molière. Plaute était le plus populaire des comiques latins, on le considérait comme le père de l'ironie comique et également comme le créateur de l'opéra comique.
Il décèdera à Rome en -184 av. J-C.
En 1997, Pierre-Louis Gag adapte Les Ménechmes à un contexte niçois d'une ère indéfinie, farce elle-même adaptée par Barthélémy Taladoire. Les Ménechmes de B. Taladoire avait été présentée quelques années auparavant par "Le racine carrée", troupe dirigée alors par José Ferrandi, acteur et metteur en scène du Théâtre Niçois de Francis Gag après la mort de son fondateur.
- Vues : 16583



A partir des années soixante-dix, la culture niçoise et plus généralement occitane, va connaître un regain, au travers de ce que l'on appellera la "nòva canson occitana". Les jeunes générations vont développer un terrain d'expression plus social et revendicatif, s'inscrivant dans l'élan anti-conformiste de mai 68. Si on parle du pays niçois, c'est aussi en l'associant à des thèmes plus universels, en utilisant des styles musicaux s'approchant souvent du blues. Autre signe distinctif, les écrits se feront en graphie occitane, plus radicale, délaissant la graphie mistralienne francisante utilisée précédemment dans ce XXe siècle. Le chanteur et chanteur Jànluc Sauvaigo sera le précurseur de cette période. Il enrichira le répertoire niçois de chansons fortes notamment au travers de ses rencontres avec les musiciens Bernard "Tuck" Certano et Patrick Vaillant. Il mettra en scène les personnages de Félis Galean et Noré Ciais, héros mythiques d'une ballade où l'amitié l'emportera sur l'adversité et les promoteurs immobiliers. Il rendra également hommage au "héros romantique niçois" Pepin Garibaldi, avec entre autres Lo sirventès de Pepin de Nissa. Il narrera également l'histoire du Pastre Joan Pepin, assassiné par "un pòrcas", laissant ainsi les alpages aux toutes nouvelles stations de ski.
"Il n'y a pas très longtemps, une quinzaine d'années au plus, que Madame Nouno Judlin est apparue dans nos féries provençales et, diable ou dieu, qu'elle a surgi au premier plan de nos mystères. On ne les imagine plus sans elle. A tout vrai rendez-vous de nos poètes, donné en rive de Durance ou du Rhône, on la voit, on l'espère, ou l'on se désespère qu'elle tarde à venir. (...) c'est Nouno qu'on voit la première, parce qu'elle est la première que l'on veut voir.